1535 · Une Bible française fondatrice

Lire les mots.
Comprendre leur histoire.

La Bible d’Olivétan est la première Bible française complète traduite sur l’hébreu et le grec. Entrez dans son français, comparez les passages et découvrez le travail qui se tient derrière la page.

Un même passage · Deux français
« Car Dieu a tellement ayme le monde; quil a donne son seul seul filz: affin que quiconque croit en luy; ne perisse: mais quil ayt vie eternelle. »

Segond 1910
Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Olivétan : transcription de lecture de Jean 3.16. Le double « seul » est conservé ; le fac-similé reste la référence pour l’imprimé.
Une BibleLe français de 1535
6 étapesUn chemin guidé
3 niveauxÀ votre rythme
Des sourcesPour vérifier et approfondir

Notre méthode · Comprendre sans confondre

Texte biblique

Lire une version et identifier son édition.

Fait attesté

Situer un livre, une date et un document.

Lecture d’une tradition

Dater et nommer le témoin qui interprète.

Choix et limites

Distinguer traduction, commentaire et transcription.

Le texte, le document et les lectures sont distingués tout au long du parcours.

Choisissez votre profondeur.

Les six étapes restent accessibles à chaque niveau. Changer de profondeur ajoute du contexte et des sources à l’essentiel. Vous pouvez revenir au niveau précédent à tout moment, depuis ces cartes ou la barre qui accompagne la lecture.

Où vous en êtes · Étapes
À quelle profondeur
Étape 1 · Situer le livreL’essentiel du parcours

L’étape choisit le sujet ; la profondeur choisit le détail. Monter d’un niveau ajoute du contenu à la même étape.

Étape 1 sur 6 · Situer le livre

Une Bible, un projet, des lecteurs.

En 1535, Pierre Robert, dit Olivétan, fait paraître une Bible complète en français, traduite sur l’hébreu et le grec. Pour comprendre ce livre, partons de ceux qui l’ont voulu, du travail de traduction et de l’objet imprimé.

1532 · Le projet

À Chanforan, les Vaudois réunis en synode soutiennent le projet d’une Bible française et en financent l’impression.

1535 · Le livre

Pierre de Vingle imprime l’ouvrage à Neuchâtel. La date d’achèvement indiquée est le 4 juin 1535.

Un travail collectif

Olivétan traduit ; des lecteurs, des correcteurs et un imprimeur rendent le livre possible. Calvin contribue à ses préfaces.

Des Bibles françaises existaient déjà. La nouveauté d’Olivétan tient à une Bible complète qui prend les langues bibliques pour base : l’hébreu pour l’Ancien Testament et le grec pour le Nouveau.

Comprendre · Le contexte

Rendre le texte accessible, dans les conditions de son temps

Les Vaudois ont une histoire antérieure à la Réforme. Leur rencontre avec des réformateurs, notamment Guillaume Farel, conduit à de nouveaux choix religieux et à ce projet éditorial. Le français permet d’atteindre un lectorat au-delà des seules vallées vaudoises.

Mais un grand livre imprimé n’est pas encore un livre de poche pour chacun. Le format in-folio, le prix et les caractères gothiques limitent sa diffusion. L’accès au texte passe aussi par la lecture partagée.

Approfondir · Le document

Fait attesté · 1535Ce que montre l’exemplaire imprimé

Le titre annonce une traduction française du Vieil Testament depuis l’hébreu et du Nouveau depuis le grec. L’ouvrage présente le texte sur deux colonnes, avec des aides marginales. Il n’utilise pas notre numérotation moderne des versets : les numéros ajoutés dans ce parcours facilitent la comparaison.

Ce livre est un repère majeur de l’histoire protestante francophone. Il ne précède cependant pas toutes les confessions protestantes : la Confession d’Augsbourg date déjà de 1530.

À consulter : fac-similé de 1535, Bibliothèque de Genève ; Musée protestant, les Vaudois et la Réforme.

Étape 2 sur 6 · Lire huit passages

Entendre le français de 1535.

Lisez un passage d’Olivétan, puis regardez la colonne Segond. Certains mots ont vieilli ; d’autres nous sont restés familiers. Le but est d’observer ces écarts sans transformer chaque différence en opposition doctrinale.

Les textes d’Olivétan sont des transcriptions de lecture, avec des caractères et des abréviations normalisés. Ils ne reproduisent pas exactement la typographie de l’imprimé. Les mots soulignés donnent une aide au clic ou au clavier. Cliquez sur une référence ou un numéro de verset pour ouvrir le panneau biblique.

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Jean 1.1–5 · La Parole5 versets · Olivétan et Segond en vis-à-vis

Le prologue de Jean introduit la Parole, sa relation à Dieu, la vie et la lumière.

Olivétan 1535Transcription de lectureSegond 1910Traduction du domaine public

Au commencement estoit la parolle; et la parolle estoit avec Dieu: et Dieu estoit la parolle.

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

estoit au commencement avec Dieu.

Elle était au commencement avec Dieu.

Toutes choses ont este faictes par : et sans rien na este faict; de ce qui est faict.

Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.

En estoit la vie: et la vie estoit la lumiere des hommes;

En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

& la lumiere luyt es tenebres; et les tenebres ne lont pas

La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Un détail à comprendre. « Icelle » renvoie à la Parole. « Comprinse » appelle une explication : le verbe grec peut évoquer le fait de saisir, de comprendre ou de maîtriser. Le contexte et la traduction retenue orientent la lecture ; tous ses sens ne doivent pas être cumulés automatiquement.

Transcription OLIV1535 et Segond 1910 relus sur le serveur Bible. Darby et le grec sont disponibles dans le panneau de lecture.

Jean 3.16–17 · Le don du Fils2 versets · Olivétan et Segond en vis-à-vis

Lire ensemble les versets 16 et 17 permet de garder la phrase dans son mouvement : amour, don et salut.

Olivétan 1535Transcription de lectureSegond 1910Traduction du domaine public

Car Dieu a tellement ayme le monde; quil a donne son seul seul filz: affin que quiconque croit en luy; ne perisse: mais quil ayt vie eternelle.

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Car Dieu na pas envoye son filz au monde; pour condemner le monde: mais affin que le monde soit par luy sauve.

Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Un détail à comprendre. Le double « seul seul filz » est conservé par la transcription ; le serveur le signale comme contrôlé sur le scan de 1535. Le mot grec monogenēs qualifie ici le Fils unique. Ce constat ne suffit pas à expliquer l’origine typographique de la répétition.

Transcription OLIV1535 et Segond 1910 relus sur le serveur Bible. Darby et le grec sont disponibles dans le panneau de lecture. Page de 1535.

Matthieu 5.3–10 · Les Béatitudes8 versets · Olivétan et Segond en vis-à-vis

Huit paroles de bonheur ouvrent le Sermon sur la montagne.

Olivétan 1535Transcription de lectureSegond 1910Traduction du domaine public

Bienheureux sont les paovres desperit; car le royaume des cieulx est a eulx.

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Bienheureux sont ceulx qui pleurent; car ilz seront consolez.

Heureux les affligés, car ils seront consolés!

Bienheureux sont les ; car ilz possederont la terre.

Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre!

Bienheureux sont ceulx qui ont faim et soif de justice; car ilz seront .

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

Bienheureux sont les misericordieux; car ilz obtiendront misericorde.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde!

Bienheureux sont ceulx qui sont de coeur; car ilz verront Dieu.

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!

Bienheureux sont les ; car ilz seront appellez filz de Dieu.

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu!

Bienheureux sont ceulx qui souffrent persecution pour justice; car le royaume des cieulx est a eulx.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!

Un détail à comprendre. « Saoulez » signifie « rassasiés » ; « netz de coeur », « purs de cœur ». Au verset 9, le mot grec eirēnopoios désigne ceux qui font la paix : il aide à comprendre les « paisibles » d’Olivétan.

Transcription OLIV1535 et Segond 1910 relus sur le serveur Bible. Darby et le grec sont disponibles dans le panneau de lecture.

Matthieu 6.9–13 · Le Notre Père5 versets · Olivétan et Segond en vis-à-vis

La prière enseignée par Jésus associe le nom de Dieu, le pain, le pardon et la délivrance.

Olivétan 1535Transcription de lectureSegond 1910Traduction du domaine public

Vous donc priez ainsi: Nostre pere qui es es cieulx; ton nom soit sanctifie.

Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié;

Ton royaume advienne. Ta volunte soit faicte; ainsi en la terre comme au ciel.

que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne nous nostre pain quotidien.

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien;

Et nous noz ; comme aussi nous a ceulx qui nous .

pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;

Et ne nous induitz point en tentation: mais delivre nous du . Car a toy est le royaume; & la puissance; & la gloire; a . Amen.

ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!

Un détail à comprendre. « Quicte noz debtes » signifie « remets nos dettes ». Le grec conserve l’image de ce qui est dû ; Segond explicite les offenses. La conclusion liturgique du verset 13 est présente chez Olivétan et Segond, mais absente du texte de Tischendorf présenté dans l’onglet Original : c’est une différence textuelle, pas seulement stylistique.

Transcription OLIV1535 et Segond 1910 relus sur le serveur Bible. Darby et le grec sont disponibles dans le panneau de lecture.

Luc 2.8–14 · L’annonce aux bergers7 versets · Olivétan et Segond en vis-à-vis

Le récit fait passer les bergers de la crainte à l’annonce d’une grande joie.

Olivétan 1535Transcription de lectureSegond 1910Traduction du domaine public

Et les pasteurs en ceste mesme region estoient veillans & gardans gardans les veilles de la nuict sus leur troppeau.

Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.

Et voicy; lange du Seigneur qui sarresta aupres de eulx: & la clarte de Dieu resplendit autour de eulx; & craingnirent de grand crainte.

Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur.

Lange leur dist: Ne craignez point: car voicy je vous annonce grand joye; laquelle sera a tout le peuple:

Mais l’ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie:

car au vous est nay le sauveur qui est Christ le Seigneur; en la cite de David.

c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

Et ce vous sera pour signe: vous trouverez ung enfant enuelloppe de ; & mis en la .

Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche.

Et avec lange fut une multitude de cheualerie celeste louans Dieu; & disans:

Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant:

Gloire soit a Dieu es lieux : & en terre paix; aux hommes bonne volunte.

Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée!

Un détail à comprendre. « Chevalerie celeste » désigne l’armée céleste ; « incontinent » signifie « aussitôt ». Au verset 14, la différence sur la « bonne volonté » s’explique aussi par une variante du texte grec : attention à ne pas y voir une simple modernisation du français.

Transcription OLIV1535 et Segond 1910 relus sur le serveur Bible. Darby et le grec sont disponibles dans le panneau de lecture.

Luc 15.17–24 · Le retour du fils8 versets · Olivétan et Segond en vis-à-vis

Le fils revient ; le père l’accueille et invite à la joie. La scène gagne à être lue dans son ensemble.

Olivétan 1535Transcription de lectureSegond 1910Traduction du domaine public

Dont estant reuenu a soymesme; dist: Combien de y a il en la maison de mon pere qui ont abondance de pains; & moy je de faim?

Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!

Je me leueray; & men iray a mon pere; & luy diray: Mon pere jay peche au ciel & devant toy:

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

& ne suis point maintenant digne destre appelle ton filz: fais moy comme ung de tes .

je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

Lors se leva; & vint a son pere. Et comme il estoit encore loing; son pere le veit: & fut de conpassion: & accouru & sur le ; & le baisa.

Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

Et le filz luy dist: Mon pere jay peche contre le ciel & devant toy: & ne suis point maintenant digne destre appelle ton filz.

Le fils lui dit: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

Et le pere dist a ses serviteurs: Apportez la longue premiere; & le vestez: & luy donnez ung en sa main; & des souliers en ses piedz.

Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

Et amenez ung veau gras; & le tuez; & le mangeons & menons joye:

Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;

car mon filz estoit mort; & est retourne a vie: il estoit perdu; mais il est retrouve. Et commencerent a mener joye.

car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Un détail à comprendre. Les « mercenaires » sont ici des ouvriers salariés. « Cheut sur le col diceluy » signifie « tomba sur le cou de celui-ci » ; « menons joye », « réjouissons-nous ». Le vocabulaire de l’accueil reste concret.

Transcription OLIV1535 et Segond 1910 relus sur le serveur Bible. Darby et le grec sont disponibles dans le panneau de lecture.

Romains 3.21–24 · Justifiés gratuitement4 versets · Olivétan et Segond en vis-à-vis

Paul articule le péché, la justice de Dieu, la foi et la grâce.

Olivétan 1535Transcription de lectureSegond 1910Traduction du domaine public

Et maintenant la justice de Dieu est manifestee sans la loy: tesmoingnee par la loy & par les prophetes.

Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes,

Et la iustice de Dieu; est par la foy de Jesus christ a tous; & sur tous qui croyent. Certes il nya nulle difference:

justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction.

car tous ont peche; & ont besoing de la gloire de Dieu;

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

justifiez ; par la grace : par la redenption; laquelle est en Jesus Christ:

et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

Un détail à comprendre. « Liberalement » signifie ici « gratuitement ». « La foy de Jesus christ » garde une construction proche du grec, là où Segond choisit « la foi en Jésus-Christ ». La formulation du génitif est discutée par les interprètes : la traduction ne constitue pas à elle seule une résolution du débat.

Transcription OLIV1535 et Segond 1910 relus sur le serveur Bible. Darby et le grec sont disponibles dans le panneau de lecture.

Éphésiens 2.8–10 · La grâce et les œuvres3 versets · Olivétan et Segond en vis-à-vis

Gardons les trois versets ensemble : le salut est présenté comme un don et la vie reçue s’oriente vers de bonnes œuvres.

Olivétan 1535Transcription de lectureSegond 1910Traduction du domaine public

Certes vous estes sauvez de grace; par la foy; & ce non point de vous. Ce est don de Dieu;

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

non point par oeuvres; affin que nul ne se glorifie.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Car nous sommes son oeuvre creez en Jesus Christ; a bonnes oeuvres; lesquelles Dieu a prepare; affin que nous cheminions en .

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Un détail à comprendre. « Cheminions en icelles » conserve l’image grecque de la marche. Segond rend cette conduite par « pratiquions ». Les versets 8–9 et le verset 10 se répondent : il faut les lire ensemble.

Transcription OLIV1535 et Segond 1910 relus sur le serveur Bible. Darby et le grec sont disponibles dans le panneau de lecture.

Approfondir · Lire avec les langues bibliques

Texte biblique · GrecUn dictionnaire éclaire un mot ; le passage en précise le sens

Logos peut désigner une parole, un discours ou un raisonnement. Dans , il faut aussi lire ce qui est affirmé de la Parole. Une liste de sens possibles ne remplace pas cette lecture.

De même, charis désigne ici la grâce et dōrean la gratuité du don : . Le lexique aide à comprendre le vocabulaire ; il ne tranche pas, à lui seul, tous les débats théologiques.

Textes et entrées Strong consultés sur le serveur Bible. Les neuf mots étudiés sont repris dans le lexique grec et hébreu. Le texte grec d’étude est celui de Tischendorf, au XIXe siècle, et non une reproduction de l’édition utilisée en 1535.

Étape 3 sur 6 · Comprendre les choix

Traduire, c’est faire des choix.

Olivétan travaille à partir des langues bibliques et de traductions qui existent déjà. Son livre ne surgit pas de rien : il reprend un héritage tout en le révisant.

Pour le Nouveau Testament, il s’appuie notamment sur la version de Lefèvre d’Étaples et la confronte au grec. L’Ancien Testament traduit sur l’hébreu constitue une contribution particulièrement importante.

Les mots

Une expression peut être conservée près de sa forme grecque, comme les « debtes » du Notre Père, ou rendue par un mot français plus explicite.

L’organisation

Les livres appelés « apocryphes » dans la tradition protestante sont présents, mais regroupés à part.

Les aides au lecteur

Préfaces, notes marginales et renvois accompagnent la traduction et rendent certains choix visibles.

Comprendre · Des écarts de nature différente

Trois questions avant de conclure

  1. Le français a-t-il changé ? « Incontinent » signifie ici « aussitôt » ; les « mercenaires » de Luc 15 sont des ouvriers salariés.
  2. Le traducteur a-t-il choisi une autre expression ? Dans , « debtes » conserve l’image grecque, tandis que Segond emploie « offenses ».
  3. Le texte de départ diffère-t-il ? Dans , une variante grecque contribue à la différence entre « aux hommes bonne volunte » et « parmi les hommes qu’il agrée ». L’orthographe ne suffit donc pas à expliquer tout l’écart.

Les noms propres, la manière de rendre le nom divin et les notes en marge demandent eux aussi une comparaison passage par passage. Le Psaume 91 fournit un exemple concret à l’étape 5.

Approfondir · Un témoin chrétien

Lecture d’une tradition · Confession belge, 1561Des livres lus sans recevoir le même statut

L’article 6 de la Confession belge distingue les livres canoniques et les apocryphes. Il autorise la lecture de ces derniers et l’apprentissage que l’on peut en tirer, tout en leur refusant la même autorité pour établir un article de foi.

Ce témoin réformé, postérieur à Olivétan, aide à comprendre une distinction confessionnelle. Il ne décrit pas toutes les pratiques éditoriales protestantes : selon les époques et les éditions, ces livres sont inclus séparément ou omis. Les traditions catholique et orthodoxes n’en définissent pas le statut de la même manière.

Article consulté avec TheologAI, résumé en français. Lire la Confession belge, article 6. Il s’agit d’un témoin ultérieur, pas d’une cause du projet de 1535.

Étape 4 sur 6 · Suivre les traductions

Un héritage, plusieurs chemins.

La Bible d’Olivétan est à l’origine d’une grande lignée de révisions genevoises. Mais toute Bible protestante française n’est pas une simple révision de son texte.

1535 · Olivétan

Le livre de Neuchâtel ouvre la lignée étudiée ici.

1540–1588 · Révisions genevoises

La Bible de l’Épée, puis d’autres éditions retravaillent la traduction et sa présentation.

1707 · Martin · 1744 · Ostervald

Ces révisions prolongent l’héritage des Bibles de Genève.

Un autre travail de traduction : Louis Segond

Son Ancien Testament paraît sous le millésime 1874 ; sa Bible complète en 1880. La version de 1910, utilisée dans ce parcours, est une révision de Segond.

Segond partage une tradition de lecture protestante, mais sa traduction ne constitue pas simplement le dernier maillon d’une chaîne Olivétan → Martin → Ostervald.

Comprendre · Ce qui se transmet

Hériter d’un vocabulaire ne signifie pas recopier un texte

Des mots comme « grâce », « rédemption » ou « Parole » traversent les traductions. Cette continuité de vocabulaire ne prouve pas une dépendance directe pour chaque phrase.

La présentation du livre change aussi. Les caractères romains facilitent la lecture de l’édition de 1540. Au XVIe siècle, Robert Estienne joue un rôle majeur dans la diffusion de la numérotation moderne du Nouveau Testament : édition grecque en 1551, Bible française en 1553. Ces repères facilitent les renvois ; l’étude biblique et les divisions du texte existaient auparavant.

Musée protestant, traductions et révisions ; Alliance biblique française, Biblioscope 30, p. 5–7.

Approfondir · Un témoin chrétien

Lecture d’une tradition · Westminster, XVIIe sièclePourquoi traduire dans la langue des lecteurs ?

La Confession de Westminster, chapitre I, paragraphe 8, affirme l’importance de l’hébreu et du grec tout en demandant que l’Écriture soit traduite dans les langues des peuples, puisque tous les lecteurs ne connaissent pas ces langues anciennes.

Cette formulation des années 1646–1647 est plus tardive que la Bible d’Olivétan. Elle exprime un principe confessionnel de diffusion et de lecture ; elle ne prouve ni une filiation textuelle entre deux traductions ni une influence sur le projet de 1535.

Passage consulté avec TheologAI et confronté à la Confession publiée par l’OPC, I.8. Résumé en français.

Étape 5 sur 6 · Déchiffrer l’imprimé

Retrouver les mots sous les lettres.

Le français de 1535 devient plus accessible lorsqu’on reconnaît quelques habitudes d’écriture. Commençons par des signes simples, puis lisons le Psaume 91.

ſ · Le s long

« Eſperance » se lit « esperance ».

u / v · i / j

La répartition des lettres diffère de nos usages : « couurira » correspond à « couvrira ».

ẽ · ã · õ

Le tilde peut signaler une lettre omise : « hõme » se développe en « homme ».

/ · La ponctuation

La barre oblique marque souvent une séparation que nous rendons par une virgule.

« Dongeon » veut dire forteresse ; le « veneur » est un chasseur. Ces images évoquent un refuge et des dangers concrets.

Psaume 91.1–16 · Un chant de confiance16 versets · transcription ancienne signalée

Le Psaume 91 emploie les images du refuge, des ailes et du bouclier.

Olivétan 1535Transcription de lecture reprise du parcoursSegond 1910Traduction du domaine public

Celuy qui habite es lieux secretz du , et demeure en l'ombre du ,

Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut Repose à l’ombre du Tout-Puissant.

il dit au Seigneur : mon Dieu est mon esperance et mon , je me confieray en luy.

Je dis à l’Éternel: Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie!

Car te delivrera du du , et de la peste dangereuse.

Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, De la peste et de ses ravages.

Il te couvrira de ses plumes, et seras asseuré soubz ses aisles ; duquel la fidelité est comme ung et une .

Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.

Tu ne craindras point ce qui espouante de nuict, ne la flesche volante de jour,

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour,

ne la peste cheminant en l'obscurité, ne la maladie soubdaine qui degaste au midy.

Ni la peste qui marche dans les ténèbres, Ni la contagion qui frappe en plein midi.

Mille cherront a ton costé , et dix mille a ta , affin qu'on ne puisse approcher jusque a toy.

Que mille tombent à ton côté, Et dix mille à ta droite, Tu ne seras pas atteint;

Mais tu contempleras de tes yeulx, et regarderas la retribution des meschans.

De tes yeux seulement tu regarderas, Et tu verras la rétribution des méchants.

Car, Seigneur, tu es mon esperance ; tu as mis ton hault pour ta .

Car tu es mon refuge, ô Éternel! Tu fais du Très-Haut ta retraite.

Mal ne te adviendra point, et playe ne se approchera point de ton tabernacle.

Aucun malheur ne t’arrivera, Aucun fléau n’approchera de ta tente.

Car il a commandé a ses anges de te garder en toutes tes voyes.

Car il ordonnera à ses anges De te garder dans toutes tes voies;

Ilz te porteront en leurs mains, affin que tu ne hurte ton pied contre la pierre.

Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

Tu marcheras sur le lyon et l'aspic, et foulleras le et le dragon.

Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic, Tu fouleras le lionceau et le dragon.

Car il a mis son amour en moy, et pource je le delivreray et le deffendray, car il a congneu mon nom.

Puisqu’il m’aime, je le délivrerai; Je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom.

Il me appellera et je luy respondray ; je seray avec luy en tribulation ; je le secoureray et glorifieray.

Il m’invoquera, et je lui répondrai; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai.

Je le rempliray de longue vie, et luy monstreray mon salut.

Je le rassasierai de longs jours, Et je lui ferai voir mon salut.

Un détail à comprendre. « Dongeon » désigne la forteresse ; « lacz du veneur », le piège du chasseur. Le commentaire de Rachi et le rapprochement avec Matthieu 4 sont proposés au niveau Approfondir.

Transcription ancienne reprise du ZIP fourni ; pas de recollation complète du fac-similé lors de cette révision. Segond, Darby et hébreu consultés sur le serveur Bible.

Comprendre · Vérifier une transcription

Une lecture automatique peut déformer les mots

La grande initiale, les caractères gothiques et les abréviations compliquent la reconnaissance automatique. Une phrase plausible n’est pas une preuve : il faut revenir à la page imprimée et garder trace des corrections.

Voir un exemple d’OCR conservé du parcours initial

Cet exemple illustre les erreurs de lecture. Il ne constitue pas une nouvelle reconnaissance du fac-similé réalisée pour cette version.

Pſalme. vcj.
£lupå habtte es lieup ſecretz du Treſſou
uetain / x demenre en födre du Toutput
gt dit au Seigmõ Dien eft mö efperäce
c mon dõgeon / ie me confierap en ſup.
Car tcelup te deſturera du lacz du veneur / et de la
peſte dangereuſe.
t te couuxira de ſes plumes / et ſeras aſſeure ſoubʒ
fee aiſles / duquel la fidelite eſt comme vng eſcuſſon et
Ine rondelle.

Psalme xcj.
Celuy qui habite es lieux secretz du Tressouverain, et demeure en l’ombre du Toutpuissant, il dit au Seigneur : mon Dieu est mon esperance et mon dongeon, je me confieray en luy. Car iceluy te delivrera du lacz du veneur, et de la peste dangereuse. Il te couvrira de ses plumes, et seras asseuré soubz ses aisles ; duquel la fidelité est comme ung escusson et une rondelle.

Pour citer précisément, indiquez l’édition et la page ou le feuillet. L’édition révisée de 1540 aide à comparer, mais ne peut pas garantir à elle seule ce qui était imprimé en 1535.

Approfondir · Témoins juifs et chrétiens

Lecture juive · Rachi sur le Psaume 91Forteresse, ailes et bouclier

Dans son commentaire du verset 2, Rachi présente la déclaration de confiance comme une parole dont d’autres peuvent apprendre. Au verset 4, il explique l’image d’un bouclier qui entoure et protège.

Cette lecture juive médiévale éclaire les images hébraïques. Elle n’est pas une preuve qu’Olivétan aurait utilisé ce commentaire. Dans le lexique, metsoudah renvoie à la forteresse ; le sens précis dépend de son emploi dans .

Commentaires consultés avec Sefaria, traduction anglaise A. J. Rosenberg/Judaica Press, résumés ici : Rachi sur 91.2 et 91.4. Vocabulaire vérifié avec les dictionnaires de Sefaria et Strong.

Rapprochement biblique · Matthieu 4Une promesse à lire dans son contexte

Dans le récit de la tentation, le diable cite la protection des anges promise dans le psaume. Jésus répond qu’il ne faut pas mettre Dieu à l’épreuve. Le rapprochement invite à distinguer confiance et mise en danger volontaire.

Textes lus sur le serveur Bible. Cette lecture chrétienne du psaume est distinguée du commentaire de Rachi.

Étape 6 sur 6 · Vérifier les sources

Savoir quel texte on lit.

Une page imprimée en 1535, sa transcription numérique et une traduction française plus récente sont trois documents différents. Les distinguer permet de lire avec confiance, sans attribuer au parcours une précision qu’il n’a pas.

  1. Le fac-similé de 1535 montre l’objet historique. C’est le point de retour pour une citation exacte.
  2. La transcription de lecture rend le texte consultable et comparable. Elle comporte des choix de normalisation et peut encore contenir des erreurs.
  3. Les traductions de comparaison éclairent la lecture. Segond ou Darby ne servent pas à reconstituer mécaniquement les mots d’Olivétan.

Comprendre · Ce qui a été vérifié

Le Nouveau Testament et le Psaume 91 n’ont pas la même provenance

Les passages du Nouveau Testament ont été relus avec le corpus OLIV1535 du serveur Bible, issu de la transcription du projet « nouveautestament » (2022). Le serveur indique une relecture limitée et un journal de corrections ; il ne présente pas ce corpus comme une édition critique.

La transcription ancienne du Psaume 91 est reprise du ZIP fourni. Elle ne provient pas du corpus OLIV1535, qui couvre le Nouveau Testament. Dans cette révision, le psaume a été enrichi avec Segond, Darby et l’hébreu ; sa transcription de 1535 n’a pas été entièrement recollationnée sur le fac-similé.

Les textes de comparaison et les langues bibliques sont intégrés à la page : le lecteur n’a pas besoin d’un serveur MCP pour les ouvrir.

Approfondir · La méthode

Limite documentaire · Transcription et éditionCe que garantit cette version

La consultation du 25 septembre 2026 retrouve les 27 livres du Nouveau Testament dans le corpus OLIV1535. Sa notice mentionne 442 corrections consignées lors d’une relecture de septembre 2026, principalement des erreurs évidentes de transcription et d’alignement.

Cette information décrit le travail annoncé sur le corpus. Elle ne signifie pas que chaque verset a été revérifié sur l’imprimé pour ce site. Pour Jean 3.16, le serveur signale un contrôle ponctuel du double « seul » sur une page reliée directement.

L’onglet « Original » propose un texte grec de Tischendorf et un texte hébreu WLC. Ce sont des supports d’étude identifiés, pas les autographes bibliques ni les exemplaires de travail d’Olivétan. Les numéros Strong sont des repères de dictionnaire, non des démonstrations théologiques.

Projet de transcription ; page de Jean 3.16 ; sources et éditions de ce parcours.

Ce qui ressort · En 5 points

Lire avec des repères.

  1. Une première à préciser.Des Bibles françaises existent avant 1535. Olivétan marque l’histoire d’une Bible complète traduite sur l’hébreu et le grec.
  2. Un français à apprivoiser.Quelques mots ont changé de sens. Les expliquer rend la lecture accessible sans effacer la langue ancienne.
  3. Des choix à comparer.Un écart peut venir du français, de l’interprétation du traducteur ou d’une variante du texte de départ.
  4. Plusieurs chemins de transmission.Révisions genevoises, Martin et Ostervald prolongent une lignée. Segond entreprend un nouveau travail de traduction.
  5. Une source à identifier.La transcription aide à lire ; le fac-similé permet de vérifier l’imprimé. Un commentaire doit rester attribué à son auteur.
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Questions fréquentes

Pour aller un peu plus loin.

Est-ce la première Bible en français ?

Non. Des traductions françaises la précèdent, notamment la Bible complète de Lefèvre d’Étaples en 1530. Olivétan est généralement présenté comme l’auteur de la première Bible française complète traduite sur l’hébreu et le grec. Cette précision change le sens de l’affirmation.

Segond est-il une révision d’Olivétan ?

Non. Olivétan ouvre une lignée de révisions genevoises, prolongée notamment par Martin et Ostervald. Segond mène un nouveau travail de traduction au XIXe siècle. La version de 1910 est, elle, une révision de Segond.

Pourquoi une transcription plutôt qu’une image de chaque page ?

La transcription permet de chercher un mot, d’agrandir le texte et de comparer les versions. Le fac-similé garde la typographie et la disposition originales. Les deux répondent à des besoins différents ; un lien vers l’imprimé est proposé dans les sources.

Pourquoi le Psaume 91 est-il signalé à part ?

Sa transcription ancienne vient du parcours fourni, alors que les passages du Nouveau Testament ont été relus avec OLIV1535. Le corpus ne contient pas l’Ancien Testament. La provenance et le contrôle effectué sont donc indiqués séparément.

Le texte ancien est-il toujours plus fidèle ?

L’ancienneté d’une traduction ne garantit pas qu’elle rend mieux chaque passage. Une comparaison sérieuse examine le texte de départ, la langue française de l’époque, la phrase entière et les choix du traducteur.

Pourquoi « Original » diffère-t-il parfois de la traduction ?

Les éditions grecques ne reproduisent pas toujours la même leçon des manuscrits. Le texte d’étude proposé ici est celui de Tischendorf, publié au XIXe siècle. Il ne doit pas être présenté comme l’exemplaire utilisé par Olivétan en 1535.

Les commentaires de Rachi et les confessions expliquent-ils les intentions d’Olivétan ?

Ils éclairent des lectures et des traditions, mais leur présence ici ne prouve pas qu’Olivétan les ait connus ou suivis. Rachi est antérieur à lui ; les confessions belge et de Westminster sont postérieures. Les dates et la nature de chaque rapprochement sont précisées.

Comment utiliser les trois niveaux ?

Les six étapes restent accessibles à chaque niveau. « Découvrir » expose l’essentiel ; « Comprendre » ajoute le contexte ; « Approfondir » ajoute les témoins et les limites documentaires. Changer de niveau conserve l’étape en cours.

Peut-on comparer chaque verset ?

Oui, les versets intégrés au parcours proposent Olivétan, Segond et Darby dans l’onglet Comparer, ainsi que le grec ou l’hébreu dans Original. Pour le Psaume 91, la colonne ancienne porte sa mention de provenance particulière. Ce lecteur contient les passages de ce parcours, pas toute la Bible.

Les mots du parcours

Le français de 1535.

174 mots et formes pour accompagner la lecture. Leur explication dépend parfois de la phrase : « mercenaires » désigne ici des ouvriers salariés.

abondance
abondance
accouru
accourut
advienne
vienne, arrive
affin
afin
aisles
ailes
aneau
anneau
appellez
appelés
aspic
aspic, vipère
asseure
assuré, en sûreté
aujourdhuy
aujourd’hui
ayme
aimé
bendelettes
bandelettes, langes
besoing
besoin, manque
bonne
bonne (bonne volunte = bienveillance)
ce
cela
certes
certes, en vérité
ceste
cette
cestuy
celui-ci
ceulx
ceux
cheminions
marchions
cherront
tomberont (futur de choir)
cheut
tomba
chevalerie
armée (ici, l’armée céleste)
cieulx
cieux
cite
cité, ville
clarte
clarté, gloire
coeur
cœur
col
cou
commencerent
commencèrent
comprinse
saisie, comprise
condemner
condamner
congneu
connu
conpassion
compassion
consolez
consolés
coste
côté
craingnirent
craignirent, eurent peur
creez
créés
creiche
crèche, mangeoire
croyent
croient
debonnaires
doux, humbles
debtes
dettes
deffendray
défendrai
degaste
dévaste
destre
d’être
dextre
droite
diceluy
de celui-ci
difference
différence, distinction
diray
dirai
disans
disant
dist
dit
doibvent
doivent
dongeon
donjon, forteresse
enuelloppe
enveloppé
envoye
envoyé
es
en les, dans les
escusson
écu, grand bouclier
esperance
espérance
espouante
épouvante, effraie
este
été
estoient
étaient
estoit
était
eulx
eux
faict
fait
faicte
faite
faictes
faites
fidelite
fidélité
filz
fils
flesche
flèche
foulleras
fouleras
foy
foi
gardans
gardant
glorifie
glorifie, se vante
glorifieray
glorifierai
grace
grâce
hault
haut
hurte
heurtes
icelle
celle-ci (pronom démonstratif ancien)
icelles
celles-ci
iceluy
celui-ci, celui-là (pronom démonstratif ancien)
ilz
ils
incontinent
aussitôt
induitz
induis, conduis
iray
irai
jay
j’ai
jourdhuy
aujourd’hui (« au jourdhuy »)
joye
joie
justifiez
justifiés
lacz
lacs, filet, piège
lange
l’ange
leonceau
lionceau
leveray
lèverai
liberalement
gratuitement, par pure générosité
loing
loin
lont
l’ont
louans
louant
loy
loi
lumiere
lumière
luyt
luit
lyon
lion
manifestee
manifestée
manoir
demeure
mauvais
le mauvais, le malin
mener
mener joie = faire la fête
menons
menons joie = faisons la fête
mercenaires
ouvriers payés à la journée (pas de sens militaire)
meschans
méchants
mesme
même
meu
ému
midy
midi
misericordieux
miséricordieux
monstreray
montrerai
moult
beaucoup
na
n’a
nay
né
netz
nets, purs
nostre
notre
noz
nos
nuict
nuit
nul
personne
nya
n’y a
obscurite
obscurité
oeuvres
œuvres
pains
pain
paisibles
pacifiques, ceux qui font la paix
paovres
pauvres
parolle
parole
peche
péché
perisse
périsse
pery
péris, je meurs
piedz
pieds
playe
plaie
prepare
préparé, préparées
quiconque
quiconque
quicte
remets, pardonne (quitter une dette = la remettre)
quictons
remettons, pardonnons
quil
qu’il
redenption
rédemption
region
région, contrée
rempliray
remplirai
respondray
répondrai
retraicte
refuge
retrouve
retrouvé
robbe
robe
rondelle
petit bouclier rond
sanctifie
sanctifié
saoulez
rassasiés
sarresta
s’arrêta, se tint
sauve
sauvé
sauveur
Sauveur
sauvez
sauvés
secoureray
secourrai
senestre
gauche
seras
tu seras
seray
serai
seul
unique (« seul seul filz » = Fils unique)
soubdaine
soudaine
soymesme
soi-même, lui-même
sus
sur
tabernacle
tente, demeure
tenebres
ténèbres
tesmoingnee
attestée, dont témoignent
tousjoursmais
à jamais (« à toujours-mais »)
toutpuissant
Tout-Puissant
treshaultz
très hauts
tressouverain
très souverain, le Très-Haut
troppeau
troupeau
ung
un
veillans
veillant
veit
vit
veneur
chasseur
vestez
revêtez
voicy
voici
volunte
volonté
voyes
voies, chemins

Hébreu et grec · Neuf mots étudiés

Remonter au vocabulaire biblique.

Les numéros Strong servent à retrouver les mots dans un dictionnaire. La définition propose des sens possibles ; la phrase et le contexte précisent celui qui convient.

Grec · Nouveau Testament

logos

λόγοςG3056

Parole, discours. Le mot peut désigner une parole, un discours ou un raisonnement. Dans Jean 1, sa portée se lit avec ce que le prologue affirme de la Parole.

Grec · Nouveau Testament

monogenēs

μονογενήςG3439

Unique. Qualifie ici le Fils unique. L’entrée lexicale éclaire le terme ; son emploi théologique se comprend dans le passage.

Grec · Nouveau Testament

charis

χάριςG5485

Grâce, faveur. Faveur, bienveillance ou grâce, selon le contexte. Dans les passages de Paul lus ici, le mot contribue au vocabulaire du don.

Grec · Nouveau Testament

dōrean

δωρεάνG1432

Gratuitement. Adverbe : gratuitement, sans paiement ; dans d’autres contextes, sans cause. Ici, « liberalement » renvoie à la gratuité.

Grec · Nouveau Testament

opheilēma

ὀφείλημαG3783

Dette. Ce qui est dû. Le Notre Père utilise l’image des dettes pour la demande de pardon.

Grec · Nouveau Testament

eirēnopoios

εἰρηνοποιόςG1518

Artisan de paix. Celui qui fait la paix. Le mot aide à préciser les « paisibles » de la traduction ancienne.

Grec · Nouveau Testament

peripateō

περιπατέωG4043

Marcher, se conduire. Marcher ; au sens figuré, mener sa vie. « Cheminions » et « pratiquions » donnent à voir deux façons de rendre cette image.

Hébreu · Ancien Testament

matsoud / metsoudah

מָצוּדH4686

Forteresse, refuge. Le numéro Strong regroupe des formes apparentées. En Psaume 91.2, l’image est celle de la forteresse protectrice : « dongeon ».

Hébreu · Ancien Testament

soḥerah

סֹחֵרָהH5507

Protection, bouclier. Terme rare du Psaume 91.4, associé à un bouclier. Le commentaire de Rachi insiste sur une protection qui entoure.

Sources et méthode

Pour vérifier par soi-même.

Les documents historiques

Les repères historiques

Les textes et les témoins consultés

  • Serveur Bible : 61 versets distincts pour ce parcours, dont 45 versets du Nouveau Testament lus en OLIV1535 ; Segond 1910, Darby 1890 et grec de Tischendorf ou hébreu WLC pour les 61. Neuf entrées Strong étudiées. Les traductions modernes intégrées ici sont du domaine public.
  • TheologAI : Confession belge, article 6 ; Confession de Westminster, I.8. Textes consultés dans la collection locale, résumés en français. L’identité exacte de l’édition hébergée n’est pas entièrement établie par le service. Liens de lecture : Confession belge et Westminster.
  • Sefaria : Rachi sur Psaume 91.2 et 91.4, version anglaise A. J. Rosenberg/Judaica Press, résumés en français ; recherche de vocabulaire dans les dictionnaires BDB, Klein et Jastrow. Aucun lien d’influence historique sur Olivétan n’est déduit de ces rapprochements.

Vérifications de cette révision : 25 septembre 2026. Les passages du Nouveau Testament, Segond, Darby et les langues bibliques ont été consultés avec le serveur Bible. La transcription ancienne du Psaume 91 est conservée du parcours fourni et signalée comme telle. Les commentaires et les synthèses ne remplacent pas les sources.